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Marcus est un pénitencier.

Un prêtre capable de déceler le mal enfoui en nous. Sandra est enquêtrice photo pour la police.Elle photographie les scènes de crime, et ferme parfois les yeux. Face à la psychose qui s'empare de Rome ils vont unir leur talents pour traquer un monstre. Ses victimes : des couples.
Une balle dans la nuque pour lui.
Une longue séance de torture pour elle.
Quel est l'être maléfique qui ne tue que des jeunes amoureux ?

 

Impressions

Suite du Tribunal des âmes, je n'ai pas pu résister en le voyant dans la vitrine de la librairie. Je n'ai pas pour habitude d'acheter des grands formats (trop chers), sauf pour les auteurs incontournables à mes yeux. Donato Carrisi en fait partie. Je me souviens avoir lu le Tribunal des âmes lors de mon périple à Châlons en Champagne, pour décompresser de mes oraux de CAPES d'Histoire (brillament foirés). 

Ce second tome, je l'ai lu en tant que professeur des écoles, et mouahahaha c'est une petite revanche, j'ai enfin réussi à avoir un concours, bien que ce ne soit pas le même. Bon, d'accord, on s'en fiche. 

On retrouve donc Marcus, le pénitencier (et si vous êtes comme moi, vous aurez la musique de "Jouhnny" dans la tête) qui est toujours aussi ténébreux, amnésique et pas du tout sexy. Exit l'inspecteur ou le redresseur de torts droit dans ses bottes, c'est un homme perclu de doutes qui enquête sur des meurtres mystérieux. Je ne sais d'ailleurs pas ce qui est le plus triste : les tourments de Marcus ou les actes barbares perpétrés sur les jeunes couples. On retrouve également Sandra, toujours acharnée et attachante. Ce duo, qui au final n'en est pas un (vu qu'ils ne se croisent pas beaucoup dans tout le livre), poursuit un assassin sans peur ni reproches avec les moyens du bord : des infos pour Marcus, des indices pour Sandra. 

Comme toujours dans un livre de Donato Carrisi, c'est juste parfaitement écrit. Que ce soit l'intrigue ou le déroulement du roman, pas une fausse note ne vient entacher la lecture, comme une mélodie parfaitement réglée. Les pages se succèdent avec leurs lots de surprises et de rebondissements (spoiler : la mort de Moro, je ne l'avais pas vue venir), et je me suis retrouvée dans la situation d'une gourmande devant un stand de pâtisseries : j'en voulais toujours plus. Loin de faire une indigestion, j'ai savouré chaque phrase, chaque situation. Si je n'ai pas d'attachement particulier pour les personnages, je suis admirative de la manière dont Donato Carrisi mêle anecdotes historiques, religion et enquête pour nous donner une nouvelle vision de Rome. 

Mon plus gros coup de coeur a été le final de l'intrigue. Certains pourraient la trouver tirée par les cheveux, mais elle correspond exactement au genre de révélations qui me plaisent. C'est original, très bien ficelé et destabilisant (spoiler : doit-on plaindre Viktor ou le détester?). Les apparences sont trompeuses et le véritable méchant n'est finalement pas celui à qui on pense. C'est véritablement une réussite. J'ai refermé le livre à regrets, mais je ne suis absolument pas déçue du dénouement. J'ai vraiment hâte au prochain opus ! 

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