Holidays, oh holidays 

 

unnamed

Ca faisait un petit moment que je n'étais pas passée par là. Par manque de temps, par manque d'envie, par fatigue... Contrairement à mes jeunes années (sic) j'ai décidé de blogger au gré de mon envie. 

Aujourd'hui, j'entame officiellement mon premier jour de grandes vacances. A la fois attendu et regretté. L'année écoulée a été un mélange de joie, de déceptions, de galères et de merveilles. 

Bien entendu, j'ai lu, mais avec un rythme très inégal. Avec le boulot, j'étais capable de passer des jours sans ouvrir un livre, puis pendant les vacances, d'enfiler 5 livres à la suite sans prendre ma respiration. Au fur et à mesure que l'année avançait, j'ai retrouvé le bonheur de grapiller à droite et à gauche des petits moments de "marathon lecture", ces moments où je m'enferme dans ma bulle et où je termine un livre de poche en 3h. J'ai découvert également des auteurs que j'ai adoré : Lisa Gardner, grâce à mon amie Stephy, James Rollins, Viveca Sten, Luis Miguel Rocha, Peter May ... ça ne va pas faire du bien à ma PAL...

J'ai travaillé, énormément. Cette première année en tant que professeur des écoles a été un gros tourbillon d'excitation, de peurs, de motivation, d'angoisses, d'émerveillement ... j'ai littéralement vécu, mangé, bu, dormi en tant que prof au point d'en saouler mon entourage et Chéri. Chéri qui a merveilleusement géré cette année en m'épaulant d'une manière impressionnante, qui s'est tapé les crises de larmes, les crises de rire, les aventures de ma classe, les "Tu sais pas ce que *** a fait aujourd'hui ?!" à peine rentré, les soirées découpage, les soirées où j'étais le nez dans l'ordi à préparer mes cours, les sorties en amoureux ponctuées de "attends je vais regarder ça pour ma classe" ... Bref il a vécu aussi avec 25 gamins à la maison par mon intermédiaire. Avec patience, bienveillance et fermeté, il m'a aidé à traverser cette année (je vous ai déjà dit à quel point il est merveilleux?)

L'année qui vient de s'écouler a été poncutée par toute sortes de sentiments, des bons, des mauvais. Des déceptions, des trahisons, des moments qui m'ont fait me remettre en question, qui m'ont angoissé, qui m'ont fait me demander si je n'étais pas qu'une bonne poire qu'on appelle juste lorsqu'il y a besoin, des gens qui distillent leur venin, des séparations qui rendent tristes, des décès, des maladies sérieuses, des soucis familiaux, des soucis d'argent, des inquiétudes.

Mais je préfère jeter ces moments pour garder les meilleurs : les fous rires, les soirées entre amis, les confidences, les pâtisseries faites à tour de bras, mon anniversaire surprise entourée de tous ceux qui comptent pour moi, les fêtes de fin d'année qui ont été géniales, les balades en amoureux, les petits plaisirs de la vie, les challenges professionnels et personnels. 

Je me suis séparée de Facebook, Snapchat, je prends du large avec les réseaux sociaux. Ce sont eux qui font le plus de mal. Je trie les informations que je transmets, j'ai pris du plomb dans la cervelle (à mon propre détriment, mais il faut se prendre des coups de couteau pour comprendre parfois). Je pars du principe que les sms, c'est chouette, et que si les gens veulent des nouvelles (et vice versa), le portable fonctionne très bien. J'ai revu mes amis à la grosse baisse, je n'accorde plus ma confiance. Cela peut paraitre cynique mais au moins ça fait du bien.

J'ai appris à avoir un peu plus de patience, aussi. A prendre les choses avec philosophie. A ne plus me rendre malade pour des choses futiles et à trouver un avantage à toute situation (des fois ça ne marche pas mais ça ne coûte rien d'essayer). Je me sens un peu plus posée et un peu plus centrée sur moi, j'ai appris à avoir des moments égoïstes, à faire passer mon plaisir avant et à ne plus faire en fonction des autres. Ca fait un bien fou. 

En somme, cette année m'a énormément fait gagner quelque chose que je n'arrive pas à nommer. Peut-être de la maturité (il serait temps) ou la capacité à relativiser. Toujours est-il que je continue mon bonhomme de chemin en me concentrant sur ce qui me fait du bien et en écartant ce qui me fait du mal. Ca ne marche pas à chaque fois, ça prend du temps. J'essaye de prendre la vie du bon côté, en me calquant un peu sur Chéri qui est un concentré de pragmatisme, de diplomatie et de patience. Je garde néanmoins mon impulsivité et le côté fonceur. Et surtout, j'apprends de mes erreurs. Sans cesse.