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Résumé

Je vous présente l'enquêteur Max Wolfe. Insomniaque. Amoureux des chiens. Drogué au café noir. Boxeur. Orphelin. Mari dévoué d'une femme disparue brutalement. Père célibataire. Défenseur des opprimés, des assassinés, et le pire cauchemar de tous les meurtriers.

Un serial killer est en cavale. Il aime trancher les gorges. Et il est très bon à ce petit jeu.

Vingt ans plus tôt, sept étudiants privilégiés d'une riche école privée, Potter's Field, fondée par Henri VIII cinq cents ans plus tôt, deviennent amis. Aujourd'hui, ils meurent les uns après les autres, de la façon la plus violente qu'on puisse imaginer.

Max Wolfe va suivre la piste sanglante, depuis les bas-fonds de la ville de Londres jusqu'aux lumières les plus brillantes des hautes sphères du pouvoir. Il n'en sortira pas indemne. Le secret terrifiant qu'il découvre, enterré depuis maintenant deux décennies, va bientôt exploser.

 

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Impressions

Afin de bien commencer les vacances, j'avais envie d'un thriller intéressant mais pas trop prise de tête. Le genre qu'on lit sans se presser, avec une bonne intrigue, des bons personnages. En regardant dans ma PAL qui commence à être gigantesque, j'ai déniché ce livre dont la couverture est, disons-le, moche et n'a pas franchement de rapport avec l'intrigue. Mais je m'y suis plongée, car ce thriller a quelques bons atouts. 

Déjà, son personnage principal, Max, a un chien. Un bon petit toutou trop mignon, qui prend pas mal de place dans l'histoire, bien qu'il ne serve absolument pas à l'intrigue. Ensuite, Max a un côté sympa, bien que son personnage soit un peu bancal. Il a certaines touches de mystère, mais il est pas mal à côté de la plaque en ce qui concerne sa vie familiale. Puis, l'enquête en elle-même est bien menée, les lieux visités sont attirants (le Black Museum !!) et l'atmosphère prenante à souhait. Même si le début de l'histoire nous met toutes les clefs en main, il reste néanmoins assez de suspens pour nous accrocher jusqu'à la fin. Enfin, le twist final est assez bien tourné, malgré une résolution de l'intrigue assez décevante. On reste en haleine pendant les 3/4 du livre, et la résolution se trouve expédiée en deux paragraphe ... un peu léger quand même. Reste que la dernière page nous amène une touche de lumière, le fameux "oh yes !!". 

Concernant les autres personnages, ils gravitent autour de Max (qui est le narrateur), sans être vraiment accrocheurs. Hormis Scout, qu'on sent touchée dans sa vie quotidienne, les autres protagonistes ainsi que les collègues de Max ne sont pas très fouillés. On ne sait presque rien d'eux, comme pour bien nous rappeler que le vrai noeud de l'intrigue se situe dans les suspects/victimes et non dans les enquêteurs. L'assassin final est, je le répète, assez décevant, arrivant un peu comme un cheveu sur la soupe. Il n'empêche que j'ai passé un bon moment, car ce livre nous ouvre les portes de ces écoles privées anglaises, où des confréries naissent, fondées sur des liens fraternels forts. J'en garderait un bon souvenir, surtout par son atmosphère lourde et collet montée (mais par pitié, changez cette couverture !)