Ismérie Bouquine

24 septembre 2016

La civilisation des abysses

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Résumé

Lorsqu’une éclipse solaire embrase le ciel, la fin du monde semble proche. Les tremblements de terre et éruptions volcaniques se multiplient jusque sous la mer, où un ancien commandant de la Navy en mission de sauvetage, Jack Kirkland, se voit contraint de regagner la surface à bord de son sous-marin. Non loin de là, sur une île du Pacifique, le président des États-unis s’envole en catastrophe avec l’Air Force One en direction de Washington, mais ne tarde pas à s’écraser. Le gouvernement réquisitionne le sous-marin de Jack pour partir à sa recherche, mais c’est une tout autre découverte que Jack et son équipage s’apprêtent à faire. Car les séismes ont ramené à la surface les vestiges d’une civilisation perdue gisant au fond de l’océan, qui pourrait bien sauver la terre de son extinction…

Impressions

Je continue dans ma lancée avec James Rollins, avec la cité des abysses. Ces derniers temps, j'ai oscillé avec l'état d'une tortue sous valium (aka le rhume) et celui d'une hystérique sous caféine (aka les préparations de classe). Peu de temps pour lire, mais après avoir grapillé quelques pages à droite et à gauche, j'ai enfin pu terminer cet opus. Place à l'impression :

Au final, j'ai été un peu déçue.

Soyons clair, le style de James Rollins est très addicitf. Il arrive à écrire des pages et des pages à partir d'une intrigue rythmée, et en immergeant totalement le lecteur. La plume très imagée permet de ressentir ce qu"on lit, et c'est très appréciable. 

Mais ici, je n'ai pas retrouvé le rythme que j'ai aimé dans Amazonia. Ici, tout se déroule sur l'eau, et c'est parfois un peu trop statique. Mis à part les plongées et les découvertes, beaucoup de blabla sur un peuple qui à terme ne m'a pas intéressée. J'avais l'impression de tourner en rond. Les personnages m'ont laissés aussi de marbre, je n'ai pas eu spécialement d'affection pour eux ou d'empathie. La scientifique qui tombe amoureuse du beau sauveteur de mer au bout de 5mn (le temps de descendre de l'avion, de dire "bonjour" d'une voix gutturale"), très peu pour moi. Et le méchant qui est tout simplement à tarter, de même. 

L'intrigue en elle-même ne m'a pas plus motivée que ça. C'est un léger loupé, il en faut parfois, je n'aime pas métendre dessus car l'écriture d'un roman demande beaucoup de temps et d'investissement. Disons qu'il plaira à beaucoup de monde (pour preuve sur Livraddict) mais je suis passée à côté. Les récits de fin du monde ne m'atteignent pas plus que ça, de même que les menaces planétaires. 

 Je croise les doigts pour que la prochaine lecture soit du même acabit qu'Amazonia ! 

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15 septembre 2016

Amazonia

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Résumé

Dans la forêt amazonienne, un Américain est retrouvé mourant aux abords d'un village. C'est l'un des membres d'une expédition scientifique partie étudier le savoir des chamans et disparue quatre ans plus tôt. Seul Nathan Rand, le fils du savant qui la dirigeait, n'a jamais perdu espoir de les retrouver vivants.
Et c'est ce fol espoir que le Dr Kelly O'Brien et son frère ravivent en lui proposant de rejoindre l'équipe de secours organisée par le gouvernement des États-Unis. Seulement, la jungle et ses enjeux pharmaceutiques attisent bien des convoitises. Des mercenaires se lancent à leur poursuite...

Impressions 

Après la trilogie "L'ordre des Sanguinistes", que j'ai adoré, je voulais tester un James Rollins à l'état pur. Amazonia m'a bien attirée avec son intrigue originale et sa belle couverture.

Au fil de ma lecture, je me suis rendue compte d'une chose : ce que j'aime chez James Rollins, c'est sa capacité à nous surprendre. Ainsi, le lecteur se doute en commençant ce livre que ça ne sera pas une partie de plaisir pour les héros. L'Amazonie, le bio médical, les marécages et forêts touffues, les dangers mortels (maladies, prédateurs ...) sont les fils rouges de l'histoire. Histoire écrite avec un tel brio que franchement, on s'y croirait (surtout si comme moi, vous l'avez lu dans une chaleur épouvantable). Le talent d'un auteur provient de sa capacité à faire naitre l'imaginaire chez son lecteur. C'est très réussi pour cet opus, qui allie à la perfection descriptions de décors (sans lourdeur, juste ce qu'il faut pour apprivoiser le terrain), héros originaux et charismatiques, intrigue surprenante. 

Les descriptions de décors sont précis, sans longueurs impossibles. James Rollins a déployé sa dextérité pour réussir à nous expliquer les lieux sans utiliser sans cesse les mots "vert", "arbre", "chaleur", "forêt". Pourtant, en Amazonie, c'est ce qui ressort le plus. Mais l'imbrication d'animaux et de peuples à cet enfer vert rend la chose extrêmement exotique et fascinant. Cela m'a donné envie de me renseigner un peu plus sur cette partie du monde qui m'est totalement inconnue (et dans laquelle je ne mettrais pas un pied pour tout l'or du monde).

Quant aux protagonistes, sans être des originaux extrêmes, ils apportent une touche de nouveauté agréable. J'ai eu l'impression de me retrouver dans Jurassic Parc parfois (spoiler : quand les militaires se font dégommer comme des mouches)   mais dans l'ensemble, ça colle bien. On sent le clivage entre la testostérone et les scientifiques, ce qui amène du piquant. Et surtout, surtout, on ne sait jamais qui va mourir./trahir/rester gentil. On s'attache un peu (en général, quand on s'attache, on se dit "ça va être tranquille, si l'auteur a fait l'effort d'en parler c'est que ça va être du tout cuit pour lui" et PAF, James Rollins nous sort un retournement de situation qui nous fait soit détester le personnage, ou bien qui nous rend soit triste soit stupéfait. Les méchants sont détestables à souhait (j'adore ça) et réservent aussi des surprises. 

L'intrigue m'a semblé tenir la route. J'ai eu quelques moments "Quoiiiiiii?", heureusement très peu, sinon je n'aurais pas adoré le livre. J'ai aimé le tournant de l'histoire lorsqu'ils arrivent enfin à trouver ce qu'ils cherchent (punaise c'est dur de parler d'un livre sans spoiler!). Ca se mélange un peu entre réalité et magie tribale. C'est très séduisant, encore une fois exotique et ça m'a beaucoup charmé. J'ai lu très peu de livres se passant dans cette région, et je pense que l'intrigue bien menée a contribué à me faire aimer l'ambiance à la fois lourde et pleine de suspens. 

En résumé (si vous avez eu la flemme de lire ce qui est écrit plus haut) : c'est un livre à dévorer pour les amateurs d'actions, de retournements de situations et de danger omniprésent. Il tient plus de l'aventure d'Indiana Jones que du thriller, mais on passe un excellent moment ! 

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01 août 2016

Amelia Peabody T1 : Un crocodile sur un banc de sable

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Résumé 

Sur la pente en contrebas se tenait la Chose sans Nom, immobile et livide à la clarté des étoiles. La pleine lune projetait sur elle une lumière sans ombre. Il n'y avait pas à s'y tromper : c'était bien elle. Je discernai presque le motif des bandelettes qui enserraient sa poitrine. Sa tête, informe, était enveloppée d'une sorte de linceul. La vue seule de ce monstre au repos avait de quoi faire frissonner mais lorsqu'il se retourna sans hâte, inexorablement, j'eus le plus grand mal à dompter ma terreur. C'était comme une créature marine sans regard et sans yeux, surgie du fond de l'abîme et qui cherchait sa proie.
L'indomptable Amelia Peabody, qui fait ici ses premiers pas sur la Terre des Dieux, se laissera-t-elle abuser par les facéties d'une momie somnambule ? Saura-t-elle soustraire sa protégée aux entreprises d'un chasseur de dot cynique et langoureux ? Parviendra-t-elle à déjouer les roueries des indigènes ou à surmonter les mirages des sables et à dissiper les mystères qui jalonnent sa route, en digne émule de Sherlock Holmes et d'Indiana Jones ?

Impressions 

Comme dit l'adage, mieux vaut tard que jamais ! En effet, ce livre dormait dans ma PAL depuis bientôt ... 6 ans. Comme je le dis souvent, j'ai des "passes". Un coup je vais lire des thrillers, un coup de la chick lit ... et là, c'est le genre policier égyptien qui m'a attirée. Ce que j'adore avec ma PAL de 278 livres beaucoup de livres, c'est qu'il y en a pour tous les goûts et je n'ai qu'à piocher au gré de mes envies. Après m'être fait l'intégrale des films "La momie", regardé "Secrets d'histoire Toutankhamon" et "Secrets d'histoire Cléopâtre", j'ai eu besoin de retrouver cet univers dans la lecture.

Le tome 1 d'Amelia Peabody s'est donc retrouvé entre mes mains, et j'ai passé un excellent moment. Cette héroïne, à la langue aussi acérée que son intelligence, fait passer de belles heures de lecture avec le sourire. Elle a un côté Evy O'Connell (dans le film "La momie") mélangé à Miss Silver. Dans un sens, elle m'a énormément fait penser à une héroïne que j'adore, Alexia Tarabotti (pour ceux qui ne connaissent pas, je vous encourage à lire cette excellente série de Steampunk de Gail Carriger). Peu importe qu'une momie vienne terroriser le campement d'archéologie dans lequel elle se trouve, Amelia retrousse robe et jupons, s'empare d'une ombrelle et pourchasse les méchants, tout en n'oubliant pas de se lancer dans un concours de dispute avec Radcliff Emerson, un archéologue aux idées assez modernes. 

La lecture est fluide et la plume est addictive par son côté "vieux jeu". Les phrases sont parfois un peu alambiquées, mais personnellement j'adore ce style du début du XXème siècle, parfaitement rendu par l'auteur (qui écrit cette série entre les années 1970 et 1990). On y retrouve néanmoins quelques gros monologues qui font la signature de ce style, le personnage qui déblatère tout son passé au lieu de le faire découvrir page après page ... mais c'est le jeu! Côté décor, on est en plein dans le désert égyptien, si bien décrit qu'on croit sentir la poussière, la chaleur et les relents charriés par une hygiène peu suivie. Les pyramides se dessinent parfaitement devant nos yeux, et le rythme soutenu implique qu'on vit les découvertes au même titre que les personnages. Quant à l'atmosphère, elle est délicieusement victorienne, avec ses codes, ses implications et ses barrières... que brise admirablement Amelia. 

Que dire des personnages ? Ils sont parfois un peu caricaturaux (Walter, le jeune amoureux, Lucas en homme vil et sournois), mais quelques sous-intrigues viennent émailler le récit. Ainsi, Evelyn peut paraitre bien potiche au regard de la vie actuelle, mais c'est un camaïeu de sentiments qui la traversent, faisant d'elle un personnage presque central. Je l'ai beaucoup aimé, aussi bien dans ses évanouissements que dans la honte de son secret (bien vite dévoilé mais qui reste le fil rouge du livre ... et au final l'intrigue en elle-même). Tout se rejoint dans une fin à la hauteur du livre : les secrets sont dévoilés, les méchants punis, les complots déjoués et les histoires d'amour récompensées. Du bon sentiment, mais rehaussé par les frasques et le caractère absolument hilarant d'Amelia. Quand à Radcliff, j'ai vu en lui un Lord Macon (toujours cf Gail Carriger et sa série Alexia Tarabotti), prompt à dégainer les insultes et imprécations (occasionnant des scènes assez cocasses), mais au  final très attachant. 

Petit bijou du roman policier historique, ce premier tome séduit par sa plume rythmée, son héroïne inébranlable et ses personnages hauts en couleurs. L'intrigue ravit les amateurs du genre, oscillant entre superstitions et aventure. Le lecteur se retrouve plongé dans l'Egypte anglaise du début du XXème siècle, avec ses découvertes archéologiques et son atmosphère inimitable. Un régal ! 

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25 juillet 2016

La découverte du mois : J.R Dos Santos

Dans ma PAL trainait un livre que j'avais entamé, puis reposé (ça m'arrive lorsque je n'arrive pas à rentrer dans le récit). J'ai depuis longtemps abandonné l'idée de comprendre mes passes de lecture, tantôt je dévore des thrillers, tantôt de la chick lit, tantôt je suis plus intrigues ésotériques ou encore romans historiques... 

Bref, à force de croiser ce livre dans les librairies, de me dire "ah oui, il est dans ma PAL, je vais peut-être le li...oh, un autre titre super", j'ai fini par le sortir, de virer le marque-page qui moisissait entre les pages et de reprendre à zéro. Ce livre, c'était "La formule de Dieu", de J.R Dos Santos. 

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Déjà, la couverture me tentait bien, car Albert Einstein a quand même une bouille sympathique. C'est l'archétype du papy, avec le regard doux de l'épagneul breton et la moustache qui pique. Quand au résumé, je suis loin d'être calée en astrophysique, mais ça ne doit pas être bien sorcier. Emportée dans mon élan, toute frétillante, j'ai ré-entamé la lecture de ce livre. 

Aouch. Comment dire? Ce livre a eu le mérite de me faire connaître des sommets de sentiments mitigés. Si on écoute mon avis, je n'ai pas aimé. Le personnage est ultra-niais, pose des dizaines de questions qui, au final, ne sont pas trop utiles, la trame de l'intrigue est presque inexistante, bref, si j'étais méchante, je dirais que ce livre est une vaste fumisterie. Mais je ne le suis pas, et je me contenterais de dire que j'ai ramé. Du genre ça : 

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Mais je me suis accrochée. J'ai râlé interieurement, parce que sincèrement, c'est pas possible : les personnages s'écoutent TROP parler. Un peu comme si en demandant innocemment à tata Jeanette "dis, comment tu l'as rencontré, tonton Achille?", elle te déballe l'histoire familiale au grand complet et en plus te fait une dissertation sur l'attirance physique et la construction du boulevard de Strasbourg car c'est là qu'il l'a heurté par mégarde en bicyclette parce qu'un pavé était descellé.  

Genre les explications demandent de suivre à la lettre près le déroulé parce que si tu loupes juste un mot, tu es obligé de tout recommencer depuis le début parce que tu ne comprends plus rien.

Genre les explications font souvent 10 P*TAIN DE PAGES ! 

Genre on s'en fout 

Genre tu menaces le personnages principal de le pendre par les narines en le fouettant avec des orties à chaque fois qu'il ouvre la bouche pour poser une question... parce que tu sais que tu es reparti pour dix autres pages de blabla. 

Bref, ce livre est juste fait pour étaler sa science. Tu en ressors lessivé parce que 1) tu as compris que tu étais un imbécile fini 2) au final tu ne te souviens même plus de l'intrigue 3)ton cerveau a fait quatre tours sur lui-même. 

C'est lourd. 

 

Alors comme je suis un peu maso sur les bords, j'ai lu un deuxième volume : 

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Bon, ici, l'intrigue m'a mieux plu, parce que les machins un peu ésotériques, c'est ma tasse de thé. 

Mais ...

J'ai eu envie de gifler le personnage principal. Impossible de trouver autant de suffisance et de hauteur ailleurs. Le mec passe son temps à démonter les visions des autres en affichant un petit sourire que j'imaginais bien narquois (bien que l'auteur veuille le faire passer pour un gentil). Pendant TOUT le livre, il expose un avis certes très intéressant sur un aspect de la religion, mais tourné de manière tellement maladroite : on repart encore pour des dizaines de pages d'explication. Et sans arrêt, j'ai eu l'impression de voir la même scène sous mes yeux : la policière expose son point de vue, T. sourit et démonte tout. Elle est sur le point d'exploser, essaye de contrer, et il lui redémonte tout. 

J'ai envie de dire : c'est quoi l'intérêt de le tourner ainsi ? 

Si je voulais lire un livre de rhétorique, j'aurais choisi ce livre. Mais zut, moi je voulais lire un bon bouquin pour me détendre, avoir une chouette intrigue et passer un bon moment. Pas me casser la tête toutes les deux pages pour voir un dialogue interminable et des scènes qui se ressemblent. 

Encore une fois, étalage de connaissances de manière suffisante. Et ce personnage ... à secouer comme un prunier ! 

 

Afin de nuancer un peu ce déluge de râleries, je tiens à préciser que les connaissances évoquées sont néanmoins absolument passionnantes. Je veux dire, quand on prend le temps de décortiquer un peu les explications, on découvre des aspects certes un peu techniques mais qui nous font dire "ah ouais, pas bête!". Du coup, c'est vraiment dommage que ce ne soit pas tourné différemment, car je pense que l'auteur tient des pépites dans ses mains. 

 

Tout ça pour conclure quoi ? Je me suis couchée moins bête même si j'ai oublié les 3/4 des infos. Tomàs fait grincer des dents. J'ai lu les deux autres ouvrages de l'auteur : la suite de la formule de Dieu : même accabit ; une histoire sur Christophe Colomb, qui fait moins étalage de connaissances mais qui ne m'a pas emballée plus que ça. 

Découverte plus que mitigée, mais au moins j'ai essayé en lisant les 4 ouvrages ! 

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06 juillet 2016

Holidays, oh holidays

Holidays, oh holidays 

 

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Ca faisait un petit moment que je n'étais pas passée par là. Par manque de temps, par manque d'envie, par fatigue... Contrairement à mes jeunes années (sic) j'ai décidé de blogger au gré de mon envie. 

Aujourd'hui, j'entame officiellement mon premier jour de grandes vacances. A la fois attendu et regretté. L'année écoulée a été un mélange de joie, de déceptions, de galères et de merveilles. 

Bien entendu, j'ai lu, mais avec un rythme très inégal. Avec le boulot, j'étais capable de passer des jours sans ouvrir un livre, puis pendant les vacances, d'enfiler 5 livres à la suite sans prendre ma respiration. Au fur et à mesure que l'année avançait, j'ai retrouvé le bonheur de grapiller à droite et à gauche des petits moments de "marathon lecture", ces moments où je m'enferme dans ma bulle et où je termine un livre de poche en 3h. J'ai découvert également des auteurs que j'ai adoré : Lisa Gardner, grâce à mon amie Stephy, James Rollins, Viveca Sten, Luis Miguel Rocha, Peter May ... ça ne va pas faire du bien à ma PAL...

J'ai travaillé, énormément. Cette première année en tant que professeur des écoles a été un gros tourbillon d'excitation, de peurs, de motivation, d'angoisses, d'émerveillement ... j'ai littéralement vécu, mangé, bu, dormi en tant que prof au point d'en saouler mon entourage et Chéri. Chéri qui a merveilleusement géré cette année en m'épaulant d'une manière impressionnante, qui s'est tapé les crises de larmes, les crises de rire, les aventures de ma classe, les "Tu sais pas ce que *** a fait aujourd'hui ?!" à peine rentré, les soirées découpage, les soirées où j'étais le nez dans l'ordi à préparer mes cours, les sorties en amoureux ponctuées de "attends je vais regarder ça pour ma classe" ... Bref il a vécu aussi avec 25 gamins à la maison par mon intermédiaire. Avec patience, bienveillance et fermeté, il m'a aidé à traverser cette année (je vous ai déjà dit à quel point il est merveilleux?)

L'année qui vient de s'écouler a été poncutée par toute sortes de sentiments, des bons, des mauvais. Des déceptions, des trahisons, des moments qui m'ont fait me remettre en question, qui m'ont angoissé, qui m'ont fait me demander si je n'étais pas qu'une bonne poire qu'on appelle juste lorsqu'il y a besoin, des gens qui distillent leur venin, des séparations qui rendent tristes, des décès, des maladies sérieuses, des soucis familiaux, des soucis d'argent, des inquiétudes.

Mais je préfère jeter ces moments pour garder les meilleurs : les fous rires, les soirées entre amis, les confidences, les pâtisseries faites à tour de bras, mon anniversaire surprise entourée de tous ceux qui comptent pour moi, les fêtes de fin d'année qui ont été géniales, les balades en amoureux, les petits plaisirs de la vie, les challenges professionnels et personnels. 

Je me suis séparée de Facebook, Snapchat, je prends du large avec les réseaux sociaux. Ce sont eux qui font le plus de mal. Je trie les informations que je transmets, j'ai pris du plomb dans la cervelle (à mon propre détriment, mais il faut se prendre des coups de couteau pour comprendre parfois). Je pars du principe que les sms, c'est chouette, et que si les gens veulent des nouvelles (et vice versa), le portable fonctionne très bien. J'ai revu mes amis à la grosse baisse, je n'accorde plus ma confiance. Cela peut paraitre cynique mais au moins ça fait du bien.

J'ai appris à avoir un peu plus de patience, aussi. A prendre les choses avec philosophie. A ne plus me rendre malade pour des choses futiles et à trouver un avantage à toute situation (des fois ça ne marche pas mais ça ne coûte rien d'essayer). Je me sens un peu plus posée et un peu plus centrée sur moi, j'ai appris à avoir des moments égoïstes, à faire passer mon plaisir avant et à ne plus faire en fonction des autres. Ca fait un bien fou. 

En somme, cette année m'a énormément fait gagner quelque chose que je n'arrive pas à nommer. Peut-être de la maturité (il serait temps) ou la capacité à relativiser. Toujours est-il que je continue mon bonhomme de chemin en me concentrant sur ce qui me fait du bien et en écartant ce qui me fait du mal. Ca ne marche pas à chaque fois, ça prend du temps. J'essaye de prendre la vie du bon côté, en me calquant un peu sur Chéri qui est un concentré de pragmatisme, de diplomatie et de patience. Je garde néanmoins mon impulsivité et le côté fonceur. Et surtout, j'apprends de mes erreurs. Sans cesse. 

 

 

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23 avril 2016

Le mort aux quatre tombeaux

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Résumé

Un pari lors d'une soirée trop alcoolisée amène Enzo MacLeod, ancien légiste de la police écossaise établi en France, à entreprendre une enquête autour de la mystérieuse disparition de Jacques Gaillard, ancien conseiller du Premier ministre devenu star de la télévision et dont on n'a plus aucune trace depuis le mois d'août 1996. Cette affaire énigmatique va le conduire de surprise en coup de théâtre d'un bout à l'autre de la France, dans un macabre jeu de piste imaginé par des esprits aussi brillants que machiavéliques.

Impressions

J'ai découvert Peter May avec sa trilogie écossaise, qui m'a plu. Je n'ai pas encore testé ses enquêtes chinoises (allez savoir pourquoi, les intrigues concernant ce pays me laissent parfaitement indifférente) mais quand je suis tombée sur le premier opus des aventures d'Enzo, je n'ai pas hésité : il me le fallait. J'ai mis un peu de temps à le lire, car avec la rentrée qui fut très speed, le futur marathon des onze semaines à préparer, j'ai à peine pu me poser dans le jardin pour lire au soleil. Mais je ressors ravie de cette lecture. 

Enzo McLeod est un personnage sympathique à suivre. Il a un côté un peu brute de décoffrage, ce qui amène à des situations compliquées (pour lui). Tenace, il suit son idée comme un limier suit sa proie, et rien, vraiment rien ne peut le faire lâcher prise. Au final, son passé de légiste lui a peu servi, c'est peut-être un des points que j'aurais aimé voir se développer dans ce roman. Au fil des pages, il est aidé par son entourage dans sa quête de vérité : Raffin, le journaliste qui lui donne un sacré coup de main, Charlotte, une psy au passé un peu trouble, Nathalie, une étudiante qui est très amusante dans sa façon d'être. La famille d'Enzo est également très présente, surtout sa fille Sophie et son petit ami Bertrand. Ces derniers donnent une dimension humaine à notre héros, évitant à la fois à Enzo et au lecteur de trop s'engluer dans l'enquête. Enzo nous fait découvrir à travers eux des facettes qui n'auraient pas été possibles d'explorer si l'auteur s'en était strictement tenu à la résolution d'un mystère : il est à la fois protecteur, hargneux, farouche, méfiant, repentant ... l'ensemble de ces personnages permettent de composer une palette d'émotions assez intéressantes, loin du stéréotype de l'enquêteur sans peur et sans reproche ou au contraire hanté par des démons. Enzo se rapproche du commun des mortels, et ça fait du bien. 

L'enquête en elle-même est parfois un peu ardue à suivre. J'ai sourit en pensant à la logique vraiment tirée par les cheveux de certaines scènes, il faut être bien attentif pour le pas perdre le fil des déductions. Mais paradoxalement, l'ensemble est facile à suivre, et s'apparente à un jeu de piste haletant qui renvoie sans cesse à une nouvelle découverte. Le fait qu'Enzo chane de "compagnons de route" fréquemment amène aussi de la nouveauté, et évite un côté répétitif qui aurait pu se développer au fil des pages. Concernant la plume de l'auteur, j'ai parfaitement adhéré, de même qu'au rythme soutenu de l'enquête, qui s'apparente au genre policier plutôt qu'au genre thriller. En effet, il y a peu de suspens haletant, plutôt un mystère qui se résoud sur la durée. J'ai trouvé l'idée globale originale et traitée avec beaucoup de talent. Sans compter qu'il nous fait voyager dans des villes que je ne connais pas bien : Cahors, Auxerre ... et cela m'a du coup donné envie de les visiter. Le final reste dans la logique du roman, sans déception pour ma part, avec une révélation satisfaisante. Elle promet également d'autres tomes, qu'il me tarde de découvrir (le prochain sort le 4 Mai, il est d'ors et déjà commandé !) 

Ce livre est un bon moment de détente, à savourer au soleil maintenant que les beaux jours reviennent !

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17 avril 2016

Black out

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Résumé 

Londres, 1944. Alors que la Luftwaffe fait son assaut final sur la capitale britannique déjà exsangue, les Londoniens se précipitent dans les rues, cherchant un abri souterrain au cœur de la ville obscure. Lorsque le calme revient, d'autres horreurs refont surface... Un bras coupé est découvert par un groupe d'enfants jouant sur un site bombardé de l'East End ; et lorsque le sergent détective Frederick Troy de Scotland Yard arrive sur les lieux, il devient évident que le corps démembré n'est pas l'œuvre d'une fusée. Troy parvient à relier le bras coupé à la disparition d'un scientifique réfugié de l'Allemagne nazie. Il déterre alors une chaîne de secrets menant tout droit au haut commandement des Alliés, et pénètre les mystères d'un monde corrompu, peuplé de réfugiés apatrides, d'agents secrets et de femmes mystérieuses.

Impressions 

Angleterre, Londres, enquête, meurtre ... le combo parfait pour me jeter sur un livre. Je ne savais même pas qu'il était sorti, je flânais dans les rayons de ma librairie, j'ai vu le titre, j'ai regardé le résumé et je me suis dit : "pourquoi pas?" 

Toujours est-il que je ressors de cette lecture plus que mitigée. Les points positifs sont au départ dominants : le plus gros concerne les personnages, que j'ai trouvé attachants et bien travaillés, ainsi que l'atmosphère "Seconde Guerre Mondiale" parfaitement rendue. On suit Troy dans les décombres, on voyage dans le temps, on sent presque la fumée des explosions et le goût de poussière dans la bouche. Je découvre des endroits que j'ai connu au XXème siècle changés, détruits, éventrés ... indéniablement, le travail autour du décors est vraiment une réussite. Concernant les personnages, Troy est un policier qu'on découvre avec plaisir. Il n'échappe pas au cliché du flic viril qui fait tomber les filles et qui est obstiné dans son travail au point que ses supérieurs ne peuvent rien faire, mais ça passe bien. Il n'est pas un super-héros, il lui en arrive des vertes et des pas mûres, il se relève toujours et ne lâche pas le morceau. Ca m'a bien plu. 

Le gros point négatif est la longueur et le manque de rythme. Au début, tout va bien, on découvre les corps, l'enquête se met en place, ça avance. Et puis arrivé à la moitié environ, ça retombe comme un soufflet. A plat totalement. Il y a des passages de description de la vie de Troy dont je n'avais absolument rien à faire. Des passages de description de la vie de perso, idem. A un moment donné, Troy se contente d'aller voir ******, de passer du bon temps, puis de repartir chez lui, de retourner voir ***** de bavarder avec, de repartir ... bref perte de temps complet. J'ai ramé, vraiment, pour arriver au deux tiers du livre. Après ça j'ai encore plus ramé pour le terminer. J'ai eu l'impression de patauger, de m'enliser et qu'il n'y aurait jamais de fin. Au moment où je pensais que c'était bon, c'était plié, hop on repartait pour vingt pages encore. Et ainsi de suite. J'ai eu l'impression que l'auteur ne savait pas comment terminer son livre et qu'il essayait à chaque fois de relever le rythme en rajoutant un élément ... mais ça n'a pas marché avec moi, il m'a perdue. 

La fin justement ... on la voit arriver environ 150 pages avant, et ça traine, ça traine ... je pense que le livre aurait pu être amputé d'une bonne centaine de pages au moins. Une tentative de switch à la fin ne relève malheureusement pas mon sentiment de déception. Et au final ... l'impression de bâclage a été culminant à la dernière page. L'auteur ne termine même pas avec une fin comme on la connaît. Il laisse l'action en plan, comme s'il s'était levé de table en disant "c'est bon ça m'énerve j'abandonne." C'est vraiment dommage. 

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06 avril 2016

Quelques titres de thrillers, II

Un nouveau billet qui recense quelques titres de thrillers que j'ai aimé, adoré, admiré ... histoire d'augmenter votre wish-list et votre PAL ! 

 

 

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300 mots : C'est ce que le rédacteur en chef de Nick Stella, journaliste criblé de dettes et en mal de reconnaissance, lui concède pour évoquer une étrange affaire. Une prostituée et son client ont été retrouvés morts. Fait divers apparemment banal, sauf que le client en question est un prêtre. Et qu'il n'est que la première victime d'un tueur particulièrement pervers.

Dans l'ombre, celui-ci observe cinq proies, prêt à faire basculer leur existence bien tranquille. L'une d'entre elles, il le sait, est responsable de la mort, vingt ans plus tôt, d'une adolescente lors d'une soirée d'Halloween. Que s'est-il passé ce soir-là ? Et laquelle des cinq personnes présentes lors du drame est coupable ? Dans ce nouveau roman à la tension permanente, Richard Montanari nous met sur la piste de deux coupables, l'un dans le passé, l'autre dans le présent. Avec une perversité digne de celle de son personnage, il nous fait entrer dans l'esprit du tueur sans jamais révéler son identité. Il est pourtant l'un des protagonistes principaux de l'enquête de Nick : au lecteur de deviner lequel avant un final qui restera dans toutes les mémoires.

 

Ne crains pas la faucheuse : Le corps d'un jeune homme est découvert dans sa salle de bains, atrocement mutilé. Sur le miroir, une signature énigmatique : Ne crains pas la Faucheuse. Tout juste débarqué dans le commissariat de Pacific View, le lieutenant Gregory Davis n'a pas le temps d’apprécier les joies de la Californie, il faut trouver l'assassin. Second par le sergent Veronica Bloom, ils traquent le moindre indice. Mais l'affaire prend une toute autre envergure lorsque les soupçons s'orientent vers un des notables de la cite balnéaire. Journaliste au San Francisco Chronicle, Faye Sheridan s’intéresse de près a ce meurtre. D'autant que le nom de Gregory Davis lui rappelle une affaire troublante a laquelle il avait été mêlé..

 

Le Noël d'Hercule Poirot : Pour la première fois depuis vingt ans, le vieux Siméon Lee a décidé de réunir tous ses enfants pour les fêtes de fin d'année.
Le 24 décembre, on le trouve sauvagement assassiné dans sa chambre. Tout le monde, évidemment, détestait ce vieillard cynique : Alfred et sa femme pour la tyrannie qu'il exerçait sur leur couple, Harry pour les humiliations dont il a abreuvé sa mère, George pour la rente - trop parcimonieuse à son goût - qu'il lui sert, Harry, le fils prodigue, pour le mépris dans lequel il le tient. Et puis il y a ce mystérieux M.
Farr qui vient d'Afrique du Sud. Et la jeune Pilar, la petite-fille espagnole, n'a-t-elle pas déclaré froidement que, si elle avait un ennemi, elle n'hésiterait pas à lui trancher la gorge ? Vraiment le vieux Siméon n'aurait pas dû faire part devant tout le monde de son intention de modifier son testament, il n'aurait pas dû faire cette scène détestable à ses enfants réunis, il n'aurait peut-être pas dû faire devant Pilar étalage de ses diamants...

 

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Tu tueras le père (gros coup de coeur) : Le père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier.
Non loin de Rome, un homme affolé tente d'arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d'une clairière.
Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l'hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s'échapper. Pendant des années, son seul contact avec l'extérieur a été son mystérieux geôlier, qu'il appelle « le Père ».
Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté...

 

La marque du tueur : Dans les bois de L.A., une jeune femme est retrouvée sauvagement assassinée. Sans visage. Sa peau a été arrachée alors qu'elle était encore en vie. Taillée sur sa nuque, une marque que le détective Rob Hunter ne connaît que trop bien : un double crucifix…
Et pourtant, Hunter croyait avoir arrêté le Tueur au crucifix deux ans plus tôt. S'agit-il d'un imitateur ? Mais comment celui-ci aurait-il eu accès à ce détail de l'enquête jamais rendu public ? Ou alors il faut admettre le pire : le vrai coupable court toujours.
C'est le début d'une traque de tous les dangers qui va conduire Hunter des clubs branchés du Strip Boulevard aux planques isolées du Griffith Park en passant par les villas de Malibu et les bas-fonds de Pasadena.
Les rouages d'une implacable machine à suspense sont en marche dans ce thriller au rythme effréné qui nous plonge au coeur de la jungle urbaine de la Cité des Anges.

 

Block 46 : Falkenberg. Suède. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d'une femme aux abords de la plage d'Olofsbo. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d'enfants dont les corps sauvagement mutilés ont été abandonnés dans les bois d'Hampstead, au nord de la ville. Ils présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée arrachée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Etrange serial killer, qui change de type de proie et de lieu de chasse... Pourrait-il s'agir d'un tandem de sociopathes ?

 

 

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Sept jours à River Fall : Sarah Kent, issue d'une famille modeste, est une étudiante modèle qui mène une vie paisible, parmi l'élite de l'université de River Falls, une petite ville des Rocheuses. Pourtant tout va changer, un matin de printemps, quand Amy Paich et Lucy Barton, ses deux meilleures amies des années de lycée, sont retrouvées atrocement mutilées dans la forêt toute proche. Or, deux jours auparavant, Sarah avait reçu une lettre, plutôt étrange, de Lucy et Amy... Le monde de Sarah bascule dans l'horreur. Sera-t-elle la prochaine victime du tueur ? Le shérif Mike Logan, aidé de Jessica Hurley, son ex-petite amie, une profileuse réputée, est chargé de l'enquête. Tous deux croient très vite être sur la bonne piste. Mais ils ignorent que leur adversaire les manipule avec une redoutable perversité...

 

Au coeur du mal : Gretchen Lowell est une beauté fatale. Au sens littéral. L’inspecteur Archie Sheridan a traqué pendant dix ans cette redoutable tueuse qui a fait plus de 200 victimes. Il connaît bien ses méthodes, gravées en lui pour toujours – sa poitrine porte la cicatrice en forme de cœur que Gretchen a dessinée avant de lui administrer une injection mortelle. Personne ne sait pourquoi elle l’a ranimé. Ni pourquoi elle a appelé les secours, et les a attendus calmement, provoquant ainsi sa propre arrestation. Deux ans plus tard, Gretchen est en prison mais Archie n’est pas libre pour autant. Seules ses pilules lui permettent de tenir, rien ne sera plus jamais comme avant. Et la relation malsaine qu’il entretient avec son ancienne tortionnaire le trouble bien plus qu’il ne veut se l’avouer… Quand un nouveau serial killer survient, l’inspecteur est rappelé sur le devant de la scène. Mais cette fois pas de tête-à-tête entre Archie et le tueur, car une jeune journaliste passionnée est de la partie – tout comme Gretchen, qui, tapie dans l’ombre de sa cellule, est plus dangereuse que jamais…

 

Au-delà du mal : 10 ans, Thomas Bishop est placé en institut psychiatrique après avoir assassiné sa mère. Il s'en échappe quinze ans plus tard et entame un périple meurtrier à travers les États-Unis. Très vite, une chasse à l'homme s'organise : la police, la presse et la mafia sont aux trousses de cet assassin hors norme, remarquablement intelligent, méticuleux et amoral. Les destins croisés des protagonistes, en particulier celui d'Adam Kenton, journaliste dangereusement proche du tueur, dévoilent un inquiétant jeu de miroir, jusqu'à un dénouement captivant.

 

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Dortoir interdit : Quand on est embauché par une agence immobilière spécialisée dans la remise en état d'anciennes "scènes de crime", mieux vaut s'attendre au pire. ... 
C'est ainsi que Mickie Katz, jeune décoratrice fraîchement recrutée par la très mystérieuse Agence 13, doit accepter de travailler pour un milliardaire obsédé par la Troisième Guerre mondiale. Afin de mettre sa famille à l'abri du futur holocauste, ce nabab du pétrole vient d'acquérir un bunker creusé dans le désert du Nevada par l'US Air Force au temps de la guerre froide. Le rôle de Mickie est simple: redécorer le labyrinthe de béton pour en faire un paradis cinq étoiles qui rendra la claustration agréable aux survivants du conflit.
Mais dès le début des travaux, les événements vont prendre un tour inquiétant dans cette forteresse mystérieusement baptisée depuis 40 ans Dortoir Interdit...
Lorsqu'un lieu a été le théâtre d'un crime atroce, il a toujours des choses à dire. Des choses qu'il serait préférable de ne pas entendre. Hélas, les fantômes sont parfois trop bavards...

 

Code 1879 : La journée de l'inspecteur Grant Foster commence mal : le cadavre d'un homme, que son assassin a amputé des deux mains avant de le poignarder, vient d'être découvert, abandonné dans un cimetière de l'ouest londonien. Le corps semble être tombé du ciel.
Lors de l'autopsie, Grant Foster relève, taillée au couteau dans la peau de la victime, une inscription énigmatique.
Le seul talent d'enquêteur de Foster ne suffira pas à venir à bout de ce mystère. L'indice laissé par le tueur va l'obliger à faire appel à Nigel Barnes, un généalogiste professionnel.
Alors que, peu de temps après, un deuxième corps est identifié, ils vont se retrouver plongés dans les bas-fonds du Londres victorien de la fin du XIXe siècle et parcourir les méandres obscurs d'une affaire criminelle survenue en 1879 et qui semble liée aux meurtres.
Une course contre la montre s'engage : le psychopathe semble suivre un schéma qui, selon Nigel Barnes, va conduire à d'autres exécutions. Foster sait qu'il n'a que peu de temps avant que le tueur n'arrive au bout de son parcours sanglant et ne disparaisse à jamais.

 

Shadowman (gros coup de coeur) : Smoky Barrett, agent au FBI, pensait avoir connu le pire. Traumatisée depuis l'assassinat de son mari et de sa fille sous ses yeux, elle ne peut plus exercer son métier. Pourtant, la démence d'un tueur la force à reprendre du service.
Il a sauvagement torturé sa dernière victime, laissant sa fille, vivante, attachée à son cadavre, puis a envoyé la vidéo de son crime à Smoky et son équipe, les mettant au défi, de l'arrêter. Prétendu descendant de Jack l'Éventreur, le monstre qui se fait appeler Shadowman s'engouffre dans un délire de meurtres et de perversions. Peu à peu, la soif de justice va ramener la jeune femme à la vie. Et l'obliger à affronter ses plus grandes peurs...

 

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Un avion sans elle : Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l'identité de l'unique rescapé d'un crash d'avion, un bébé de 3 mois ? Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les média ont baptisée Libellule. Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l'histoire, avant d'être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.
Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu'à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu'à ce que les masquent tombent......

 

Maman a tort : Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit. Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent. Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche. Le compte à rebours a commencé. Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent. Qui est Malone ?

 

La mauvaise élève : Étudiante en médecine légale et "fashion victim", Alice Allevi est une jeune femme dynamique et pleine d'ambition qui n'échappe pas au cliché de l'élève attirée par son professeur.
Quand ce dernier, Claudio, l'invite un soir a l'accompagner sur une scène de crime, Alice jubile de pouvoir enfin montrer de quoi elle est capable. Quelle n'est pas sa surprise de découvrir que la victime n'est autre que la jeune fille rencontrée la veille
dans une boutique de vêtements branchée. Troublée par cette coïncidence, Alice ne peut s'empêcher de se mêler de l'enquête... 

 

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Etrange suicide dans une Fiat Rouge : Ethelred Tressider écrit des romans policiers sous trois noms différents. Et, ces temps-ci, il a trois fois plus de problèmes que n’importe qui. Avec l’inspiration d’abord, qui commence à lui faire sérieusement défaut, avec son agent littéraire ensuite, l’encombrante Elsie, qui n’aime ni la littérature ni les écrivains, avec son ex-femme enfin, Géraldine, qui vient de disparaître mystérieusement. Lorsque le corps de celle-ci est retrouvé près de chez lui et que la police évoque la piste d’un tueur en série, l’infatigable Elsie pousse notre brave romancier à exploiter d’hypothétiques talents de détective pour résoudre cette étrange affaire qui, elle en est convaincue, saura lui rendre l’inspiration. Mais y a-t-il vraiment un tueur en série ? Et si oui, est-ce vraiment lui qui a tué Géraldine ?

 

Glacé : Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d’un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée. Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d’altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ? Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l’extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes, ce premier roman est une révélation !

 

De fièvre et de sang : Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu'elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n'est rien en comparaison de la peur panique qui s'est emparée d'elle...
Le commandant Vauvert mène l'enquête en compagnie d'une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors-norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d'elle une redoutable traqueuse de l'ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d'un tueur en série qu'ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S'agit-il d'une réincarnation, d'un spectre, d'un homme, d'une femme, d'une créature d'un autre monde ?

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L'évangile selon Satan : Dans sa carrière de profileuse au FBI, Marie Parks a vu beaucoup de tueurs en série, mais rarement d'aussi cruels et méthodiques que Caleb le Voyageur. Comme si, venu du fond des âges, il avait été envoyé en mission par Satan lui-même... Ou du moins par ses adorateurs, rassemblés dans une organisation qui semble prête à tout pour retrouver un livre perdu depuis des siècles. Un livre maudit dont le contenu pourrait renverser l'Église catholique et inaugurer un âge de ténèbres. Aidée d'un exorciste du Vatican et armée de ses propres dons de médium, Marie Parks est alors la seule à pouvoir contrecarrer les noirs desseins des serviteurs du Très-Bas. D'elle dépend désormais l'issue de cette bataille décisive entre le Bien et le Mal...

 

Nous étions les hommes : C'est l'une des plus fascinantes énigmes qui soit. Sur notre planète, il existe plus de 1800 espèces de bambous. Chaque fois que l'une d'elles fleurit, tous ses spécimens, où qu'ils se trouvent sur Terre, le font exactement au même moment. Ensuite, l'espèce meurt. Personne ne sait expliquer ce chant du cygne, ni l'empêcher. Aujourd'hui, l'homme va peut-être connaître le même sort. Arrivé lui aussi à son apogée, il risque de disparaître… Dans le plus grand hôpital d'Edimbourg, le docteur Scott Kinross travaille sur la maladie d'Alzheimer. Associé à une jeune généticienne, Jenni Cooper, il a découvert une clé de cette maladie qui progresse de plus en plus vite, frappant des sujets toujours plus nombreux, toujours plus jeunes. Leurs conclusions sont aussi perturbantes qu'effrayantes. Si ce fléau l'emporte, tout ce qui fait de nous des êtres humains disparaîtra. Nous redeviendrons des animaux. C'est le début d'une guerre silencieuse dont Kinross et Cooper ne sont pas les seuls à entrevoir les enjeux. Partout sur la Terre, face à ceux qui veulent contrôler le monde et les vies, l'ultime course contre la montre a commencé...

 

Jusqu'à ce que la mort nous unisse : L'Ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l'image de certains souvenirs. Toxique, à l'image de certains regrets. L'Ancolie, c'est aussi le nom d'un chalet perdu en pleine montagne. C'est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu'il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide. Jusqu'au jour où la mort frappe tout près de lui, l'obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre, que ce n'est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité. Une quête qui va le conduire sur d'effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au coeur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale...

 

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L'hiver de Frankie Machine : Frank Machianno tient une boutique d’appâts sur la plage de San Diego, surfe chaque matin et s’occupe d’immobilier l’après-midi – un gars sympa et sans histoire. Mais, dans une vie antérieure, il a été l’homme de main de la mafia de la côte Ouest. Une vraie machine à tuer, d’où son surnom, Frankie Machine. Tout bascule le jour où Frankie accepte de rendre service au fils d’un « boss » local : l’affaire tourne mal. Le voici en cavale, traqué par des tueurs impitoyables…

 

Le touriste : Pas facile de prendre sa retraite quand on a été agent secret... Milo Weaver est un ancien « touriste », agent très secret de la CIA recruté parmi l'élite de l'élite pour mener à bien des missions dans le monde entier. En solitaire. À la suite d'une sombre histoire impliquant la mafia russe, Milo est rappelé aux États-Unis et occupe un poste de cadre au sein de l'Agence, menant enfin une vie normale avec sa femme et sa fille. Son passé le rattrape pourtant et des révélations fracassantes font voler en éclats sa vie rangée. Contraint d'abandonner pour un temps sa famille, Milo replonge dans la clandestinité et redevient un « touriste ». Pour lui, le voyage ne sera pas de tout repos...

 

L'immortel : Un homme est laissé pour mort dans un parking avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ressuscitera avant de se venger de ses ennemis. C'est l'histoire d'un Monte-Cristo des temps modernes, un suspense inspiré de faits réels mais où tout est inventé, au cœur du Milieu marseillais. Dans ce roman dont Marseille est le héros, toute ressemblance avec des personnages ayant existé n'est pas toujours fortuite. L'auteur a fait du vrai avec du faux et du faux avec du vrai. C'est pourquoi, ici, tout est vrai et tout est faux, comme dans les livres, comme dans la vie, comme en Provence.

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04 avril 2016

L'invisible

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Résumé

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Jack, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5 000 mystérieux tableaux qu’il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d’étrange puzzle ? C’est dans l’esprit de son père que Jack va cette fois devoir entrer, comme il entre d’habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue.

Impressions

Ce thriller me faisait très envie, depuis un moment. Ayant un peu de temps devant moi après mon opération des dents de sagesse, j'en ai profité pour le découvrir. La qualité de ce roman est sans nulle doute très bonne. Il est très bien écrit, les personnages sont travaillés ... cependant, je n'ai pas du tout accroché. 

Je pense que ce manque d'accroche est dû au personnage principal, qui ne m'a pas du tout plu. Jack m'a paru très anthipathique et ennuyeux. Il est doué dans son boulot, mais le récit se concentre uniquement sur lui-même, ce qui m'a destabilisé. Comme s'il était plus important que l'intrigue. On voit Jack faire des aller-retour entre la maison de son père, l'hôpital où ce dernier est admis, la plage, les lieux d'enquête ... mais la plume de l'auteur ne permet pas d'avoir de l'empathie pour les victimes, qui tombent un peu comme des cheveux sur la soupe, comme des prétextes à un peu d'action. Le rythme ne m'a pas emballé, trop lent, trop centré sur les égarements phychologiques de Jack. 

La fin aurait pu être géniale. Sérieusement, elle est très bien amenée. Mais comme je me suis ennuyée pendant les 99% du roman à suivre Jack, je n'ai pas ressenti de grand bouleversement. C'est très frustrant de ne pas adhérer à un roman, car je le répète, le travail de l'auteur est très bon. Ce livre n'était tout simplement pas pour moi. Ce qui me déçoit beaucoup car j'aurais vraiment aimé prendre du plaisir à le lire. 

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03 avril 2016

Tu tueras le père

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Résumé

Le père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier.
Non loin de Rome, un homme affolé tente d'arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d'une clairière.
Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l'hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s'échapper. Pendant des années, son seul contact avec l'extérieur a été son mystérieux geôlier, qu'il appelle « le Père ».
Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté...

Impressions

Livre offert par mes beaux-parents à l'occasion de Noël, il n'aura pas fait long feu dans ma PAL. Une chose est sûre, je ne regrette absolument pas de l'avoir sorti de ma bibliothèque. Car ça a été un énorme coup de coeur.

Un conseil, avant d'entamer ce livre, il faut avoir du temps devant soi. Car on ne peut pas le lâcher avant la fin. C'est un bon pavé (plus de 650 pages) mais on ne s'ennuie pas une seule seconde. Dès la première page, je me suis laissée entrainer dans un tourbillon qui mêle intrigue très bien ficelée et suspens haletant. Ajoutez à cela des personnages très attachants, et c'est un vrai cocktail à savourer. 

Colomba, la flic principale, est un vrai taureau : sanguine, fonceuse, possédant du charme plutôt que de la beauté, elle a un passé chaotique et un caractère bien trempé. Son duo avec Dante, rescapé d'un enlèvement qui l'a retenu onze ans en captivité est un mélange de complicité, de rudesse et d'amitié. J'ai vraiment adoré leur alchimie, et c'est ce qui fait la différence avec d'autres thrillers à mon sens. Dante est un condensé de peur et de blocages. Retenu captif dans un endroit sombre entre six et dix-sept ans, il a réussi à s'échapper mais garde des stigmates profondes : claustrophobe, agoraphobe, il possède une capacité de mentaliste hors norme. Il est énormément attachant (parfois un peu agaçant). 

Quand à l'intrigue, le rythme est tout simplement ahurissant. Pas un temps mort en 600 pages, pas un moment de flottement. Tout s'enchaine, et je ne pouvais pas m'empêcher de tourner les pages, encore et encore, pour savoir la suite. Très bien ficelée, elle est truffée de rebondissements inattendus, la plume nerveuse rend le livre totalement addictif. L'auteur nous livre ici un pur bijou, un thriller parfaitement maîtrisé qui connaît une fin digne de son déroulement. 

N'hésitez pas une seule seconde pour vous précipiter dessus, pour ma part je croise très très fort les doigts pour pouvoir revoir encore une fois Dante et Colomba dans une autre enquête. 

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Posté par latite06 à 18:38 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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