Ismérie Bouquine

15 mars 2017

La fille du taxidermiste

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Résumé 

Sussex, 1912. A vingt-deux ans, Connie Gifford vit avec son père dans la vieille bâtisse qui hébergeait autrefois un célèbre musée de taxidermie. Désormais, les oiseaux empaillés ornant les salons des maisons bourgeoises sont passés de mode et les raisons de la fermeture du musée tenu par la famille Gifford restent mystérieuses. Connie a perdu la mémoire après un accident et ne garde aucun souvenir de cette époque.
Lorsque le cadavre d'une femme est découvert dans un ruisseau derrière la propriété des Gifford, le passé ressurgit.... Connie met dès lors tout en oeuvre pour démasquer les coupables et dévoiler enfin les secrets de ces années oubliées. 

 

 

Impressions

Livre trouvé totalement par hasard dans ma librairie préférée, sur un étal. Comme quoi, c'est sympa les trouvailles. Car cette intrigue est bien sympathique et emmène le lecteur au début du XXème siècle, dans le Sussex. Connie est une jeune femme amnésique qui vit avec son père, ancien taxidermiste à présent alcoolique. C'est un personnage sympathique, ouvert, qui inspire la confiance. On la sent rongée par son amnésie, et ses efforts pour se rappeler son passé tiennent bien en haleine. Le père, en revanche, tient bien son rôle dans le genre alcoolique qui délire totalement. On a envie de le secouer une bonne fois pour toute, tant ses propos sont décousus et mystérieux. Autour d'eux gravitent des personnages plus ou moins sombres, et on sent bien que quelque chose plane. 

L'ambiance générale est bien rendue, tout est savamment dosé pour donner juste ce qu'il faut à l'avancement de l'intrigue. On se doute, à un moment, mais on ne peut s'empêcher de tourner les pages pour savoir si "oui, c'était bien ça". Le roman se focalise beaucoup sur les personnages, cependant un point m'a gêné dans ma lecture : on passe beaucoup trop vite d'un personnage à l'autre. L'action se situe sur beaucoup de lieux à la fois, et à peine a-t-on effleuré le problème de Connie qu'on passe à Harry, qui court d'un bout à l'autre de la ville, puis à Joseph, qui est investi d'une mystérieuse mission etc ... Cela empêche un certain attachement aux personnages, qui sont effleurés. Parfois, on se perd un peu dans les noms, également. Certains personnages ne m'ont pas semblés assez fouillés ni exploités. 

Il faut voir ce récit comme l'élaboration d'un tableau (ce que j'ai compris au fil de ma lecture). Le passage rapide des scènes, De Connie à Harry, puis à Brook, puis à Mary ... amène par petites touches la résolution de l'intrigue, qui se termine par une fin où tous les principaux protagonistes se retrouvent pour une révélation fracassante. Les références à la taxidermie trouvent tout leur sens, aucune zone d'ombre ne subsiste et l'auteur répond à toutes les questions. Au final, cette lecture a été rapide (une journée) mais agréable, avec une ambiance très campagne anglaise, très bien imagée. 

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12 mars 2017

Un petit point ?

Un petit point rapide, car cela fait un mois que j'ai publié cet article. Alors, on en est où au mois de Mars ? 

C'est toujours un tantinet la misère. Ma bibliothèque de PAL est toujours pleine à ras bord, et la pile qui est sur le meuble de vaisselle a continué à grimper. Voyez plutôt : 

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La première photo : ma bibliothèque de PAL (Pile à Lire). En gros, tous les livres que j'ai à lire (deux rangées par étagères). En bas, il y a un peu de bazar, ce sont les marques page et les livres de cuisine (plus deux-trois trucs de maitresse). 

La deuxième photo : la pile qui ne rentre pas dans la première photo. Mention spéciale à Chéri qui commence à vivre dans une succursale de librairie et qui me demande gentiment "si je peux décaler ma pile juste le temps de prendre les feuilles en dessous". Cet homme est d'une patience absolument sans bornes (entre autres qualités). 

 

Durant le mois de février, je n'ai pourtant pas chômé : neuf livres lus, avec des poses entre deux, le temps de voir les copines et de profiter de mes vacances. 

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Mention spéciale à Wonderland, Criminel, Séduction et Des garçons bien élevés qui ont été des lectures très agréables ! 

 

En date du 12 Mars, j'ai déjà lu environ 1 livre tous les deux jours : 

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Pour le moment, gros coup de coeur pour "Criminal Loft", et les aventures de Stephanie Plum.

 

Ma PAL est redescendue à 320 livres (sauf qu'entre temps, il y a eu des achats, donc je suis passée de 324 livres en février à 320 livres début Mars). 

Voilà un petit aperçu d'une Livraddict. Certains collectionnent les voitures, d'autres les chaussures ou les fringues, moi je me réfugie dans les pages et les couvertures glacées. 

Oserais-je vous avouer qu'à la fin du mois, je me rends au Salon du Livre ?

 

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13 février 2017

Quand la PAL explose

En ce moment, je connais un rengain de lecture, qui est lié à un manque (l'école me prend beaucoup de temps niveau préparation, être un bébé-prof demande une vie sociale quasi néante et des week-end chargés). Du coup, j'essaye de m'organiser au mieux pour réussir à lire quelques pages tous les jours. J'ai la chance de lire très vite (un livre de poche peut me faire environ 3h30 si je suis vraiment plongée dedans) mais ces derniers temps, ma capacité de concentration était égale à un escargot sous morphine. 

Sauf que ...

J'ai réussi à bien gérer mon temps niveau préparations 

J'ai repris un rythme de lecture rapide 

Je suis en vacances depuis 2 jours 

Et surtout .... ma PAL explose ... 

 

Quand je dis explose, c'est du genre : à la maison, j'ai une bibliothèque entière réservée à ma PAL (pour ceux qui débarquent, Pile A Lire). Sur deux rangées par étagères, 6 étagères en tout, ça commence à faire. 

Et là, c'est le "drame" : Noël est arrivé ... + 20 livres dans ma PAL.

Quelques semaines plus tard, mon anniversaire est arrivé : + 17 livres (ma famille et mes amis sont des amours)

Impossible à ranger dans la bibliothèque. J'ai squaté insidieusement la table de la salle à manger, jusqu'à ce que Chéri me propose gentiment de trouver une solution car à ce rythme, on n'allait plus pouvoir mettre une assiette. Soit. J'ai déplacé mes piles sur le meuble bas dans lequel on range les verres. Chéri a adorablement fermé les yeux, surtout que ce meuble est déjà occupé par mes 2 plastifieuses et une pile de feuilles à tier/découper (envahissante, moi? noooon).

Mais ça me rend dingue de voir mes piles de livres partout. Autant je suis une bordélique assumée, autant je deviens totalement maniaque et hystérique quand il s'agit de mes livres. Alors j'ai profité d'un moment de calme dans mon quotidien pour me remettre à lire. Au diable les films et les séries, j'ai ressorti le plaid tout doux, les bougies senteur vanille, retapé les coussins et lavé les housses, préparé quarante litres de thé et depuis de nombreux soirs, je lis à la lueur d'une petite lampe dans un coin du salon. A côté de moi, Chéri en profite pour pulvériser ses records à la PS4, et je lui raconte les passages qui me font rire ou les personnages qui m'exaspèrent. On découvre une autre façon d'occuper nos soirées, qui font un peu "Papy et Mamie", mais qui nous font du bien en ce moment. Il y a tellement d'autres moments où on se mettra à courir partout, à sortir voir des amis, à manier rasoir et fer à lisser, à cuisiner des pâtisseries et à amener une bouteille de vin. Pour le moment, les derniers soirs d'hiver se passent au rythme de Mafia II et de Lisa Gardner, sous fond de thé à la menthe et de bougie à la vanille. Les chats nous écrasent se lovent contre nous, et souvent je pique du nez dans les coussins. 

 

Place aux comptes maintenant : 

Nous sommes le 13 Février, j'ai déjà lu 6 livres depuis le 1er Février. Et 7 livres en Janvier. 

Ma PAL fait actuellement 324 livres. J'entame mon septième livre du mois, "Le projet Athéna". 

A suivre, donc ! 

 

(et sinon, j'ai découvert la nouvelle série "Santa Clarita Diet" sur Netflix ... pas mal du tout  bien que je sois terrifiée par les zombies. Mais attention aux âmes sensibles, c'est quand même bien gore!)

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12 février 2017

Des garçons bien élevés

 

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Résumé

Je vous présente l'enquêteur Max Wolfe. Insomniaque. Amoureux des chiens. Drogué au café noir. Boxeur. Orphelin. Mari dévoué d'une femme disparue brutalement. Père célibataire. Défenseur des opprimés, des assassinés, et le pire cauchemar de tous les meurtriers.

Un serial killer est en cavale. Il aime trancher les gorges. Et il est très bon à ce petit jeu.

Vingt ans plus tôt, sept étudiants privilégiés d'une riche école privée, Potter's Field, fondée par Henri VIII cinq cents ans plus tôt, deviennent amis. Aujourd'hui, ils meurent les uns après les autres, de la façon la plus violente qu'on puisse imaginer.

Max Wolfe va suivre la piste sanglante, depuis les bas-fonds de la ville de Londres jusqu'aux lumières les plus brillantes des hautes sphères du pouvoir. Il n'en sortira pas indemne. Le secret terrifiant qu'il découvre, enterré depuis maintenant deux décennies, va bientôt exploser.

 

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Impressions

Afin de bien commencer les vacances, j'avais envie d'un thriller intéressant mais pas trop prise de tête. Le genre qu'on lit sans se presser, avec une bonne intrigue, des bons personnages. En regardant dans ma PAL qui commence à être gigantesque, j'ai déniché ce livre dont la couverture est, disons-le, moche et n'a pas franchement de rapport avec l'intrigue. Mais je m'y suis plongée, car ce thriller a quelques bons atouts. 

Déjà, son personnage principal, Max, a un chien. Un bon petit toutou trop mignon, qui prend pas mal de place dans l'histoire, bien qu'il ne serve absolument pas à l'intrigue. Ensuite, Max a un côté sympa, bien que son personnage soit un peu bancal. Il a certaines touches de mystère, mais il est pas mal à côté de la plaque en ce qui concerne sa vie familiale. Puis, l'enquête en elle-même est bien menée, les lieux visités sont attirants (le Black Museum !!) et l'atmosphère prenante à souhait. Même si le début de l'histoire nous met toutes les clefs en main, il reste néanmoins assez de suspens pour nous accrocher jusqu'à la fin. Enfin, le twist final est assez bien tourné, malgré une résolution de l'intrigue assez décevante. On reste en haleine pendant les 3/4 du livre, et la résolution se trouve expédiée en deux paragraphe ... un peu léger quand même. Reste que la dernière page nous amène une touche de lumière, le fameux "oh yes !!". 

Concernant les autres personnages, ils gravitent autour de Max (qui est le narrateur), sans être vraiment accrocheurs. Hormis Scout, qu'on sent touchée dans sa vie quotidienne, les autres protagonistes ainsi que les collègues de Max ne sont pas très fouillés. On ne sait presque rien d'eux, comme pour bien nous rappeler que le vrai noeud de l'intrigue se situe dans les suspects/victimes et non dans les enquêteurs. L'assassin final est, je le répète, assez décevant, arrivant un peu comme un cheveu sur la soupe. Il n'empêche que j'ai passé un bon moment, car ce livre nous ouvre les portes de ces écoles privées anglaises, où des confréries naissent, fondées sur des liens fraternels forts. J'en garderait un bon souvenir, surtout par son atmosphère lourde et collet montée (mais par pitié, changez cette couverture !) 

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24 septembre 2016

La civilisation des abysses

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Résumé

Lorsqu’une éclipse solaire embrase le ciel, la fin du monde semble proche. Les tremblements de terre et éruptions volcaniques se multiplient jusque sous la mer, où un ancien commandant de la Navy en mission de sauvetage, Jack Kirkland, se voit contraint de regagner la surface à bord de son sous-marin. Non loin de là, sur une île du Pacifique, le président des États-unis s’envole en catastrophe avec l’Air Force One en direction de Washington, mais ne tarde pas à s’écraser. Le gouvernement réquisitionne le sous-marin de Jack pour partir à sa recherche, mais c’est une tout autre découverte que Jack et son équipage s’apprêtent à faire. Car les séismes ont ramené à la surface les vestiges d’une civilisation perdue gisant au fond de l’océan, qui pourrait bien sauver la terre de son extinction…

Impressions

Je continue dans ma lancée avec James Rollins, avec la cité des abysses. Ces derniers temps, j'ai oscillé avec l'état d'une tortue sous valium (aka le rhume) et celui d'une hystérique sous caféine (aka les préparations de classe). Peu de temps pour lire, mais après avoir grapillé quelques pages à droite et à gauche, j'ai enfin pu terminer cet opus. Place à l'impression :

Au final, j'ai été un peu déçue.

Soyons clair, le style de James Rollins est très addicitf. Il arrive à écrire des pages et des pages à partir d'une intrigue rythmée, et en immergeant totalement le lecteur. La plume très imagée permet de ressentir ce qu"on lit, et c'est très appréciable. 

Mais ici, je n'ai pas retrouvé le rythme que j'ai aimé dans Amazonia. Ici, tout se déroule sur l'eau, et c'est parfois un peu trop statique. Mis à part les plongées et les découvertes, beaucoup de blabla sur un peuple qui à terme ne m'a pas intéressée. J'avais l'impression de tourner en rond. Les personnages m'ont laissés aussi de marbre, je n'ai pas eu spécialement d'affection pour eux ou d'empathie. La scientifique qui tombe amoureuse du beau sauveteur de mer au bout de 5mn (le temps de descendre de l'avion, de dire "bonjour" d'une voix gutturale"), très peu pour moi. Et le méchant qui est tout simplement à tarter, de même. 

L'intrigue en elle-même ne m'a pas plus motivée que ça. C'est un léger loupé, il en faut parfois, je n'aime pas métendre dessus car l'écriture d'un roman demande beaucoup de temps et d'investissement. Disons qu'il plaira à beaucoup de monde (pour preuve sur Livraddict) mais je suis passée à côté. Les récits de fin du monde ne m'atteignent pas plus que ça, de même que les menaces planétaires. 

 Je croise les doigts pour que la prochaine lecture soit du même acabit qu'Amazonia ! 

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15 septembre 2016

Amazonia

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Résumé

Dans la forêt amazonienne, un Américain est retrouvé mourant aux abords d'un village. C'est l'un des membres d'une expédition scientifique partie étudier le savoir des chamans et disparue quatre ans plus tôt. Seul Nathan Rand, le fils du savant qui la dirigeait, n'a jamais perdu espoir de les retrouver vivants.
Et c'est ce fol espoir que le Dr Kelly O'Brien et son frère ravivent en lui proposant de rejoindre l'équipe de secours organisée par le gouvernement des États-Unis. Seulement, la jungle et ses enjeux pharmaceutiques attisent bien des convoitises. Des mercenaires se lancent à leur poursuite...

Impressions 

Après la trilogie "L'ordre des Sanguinistes", que j'ai adoré, je voulais tester un James Rollins à l'état pur. Amazonia m'a bien attirée avec son intrigue originale et sa belle couverture.

Au fil de ma lecture, je me suis rendue compte d'une chose : ce que j'aime chez James Rollins, c'est sa capacité à nous surprendre. Ainsi, le lecteur se doute en commençant ce livre que ça ne sera pas une partie de plaisir pour les héros. L'Amazonie, le bio médical, les marécages et forêts touffues, les dangers mortels (maladies, prédateurs ...) sont les fils rouges de l'histoire. Histoire écrite avec un tel brio que franchement, on s'y croirait (surtout si comme moi, vous l'avez lu dans une chaleur épouvantable). Le talent d'un auteur provient de sa capacité à faire naitre l'imaginaire chez son lecteur. C'est très réussi pour cet opus, qui allie à la perfection descriptions de décors (sans lourdeur, juste ce qu'il faut pour apprivoiser le terrain), héros originaux et charismatiques, intrigue surprenante. 

Les descriptions de décors sont précis, sans longueurs impossibles. James Rollins a déployé sa dextérité pour réussir à nous expliquer les lieux sans utiliser sans cesse les mots "vert", "arbre", "chaleur", "forêt". Pourtant, en Amazonie, c'est ce qui ressort le plus. Mais l'imbrication d'animaux et de peuples à cet enfer vert rend la chose extrêmement exotique et fascinant. Cela m'a donné envie de me renseigner un peu plus sur cette partie du monde qui m'est totalement inconnue (et dans laquelle je ne mettrais pas un pied pour tout l'or du monde).

Quant aux protagonistes, sans être des originaux extrêmes, ils apportent une touche de nouveauté agréable. J'ai eu l'impression de me retrouver dans Jurassic Parc parfois (spoiler : quand les militaires se font dégommer comme des mouches)   mais dans l'ensemble, ça colle bien. On sent le clivage entre la testostérone et les scientifiques, ce qui amène du piquant. Et surtout, surtout, on ne sait jamais qui va mourir./trahir/rester gentil. On s'attache un peu (en général, quand on s'attache, on se dit "ça va être tranquille, si l'auteur a fait l'effort d'en parler c'est que ça va être du tout cuit pour lui" et PAF, James Rollins nous sort un retournement de situation qui nous fait soit détester le personnage, ou bien qui nous rend soit triste soit stupéfait. Les méchants sont détestables à souhait (j'adore ça) et réservent aussi des surprises. 

L'intrigue m'a semblé tenir la route. J'ai eu quelques moments "Quoiiiiiii?", heureusement très peu, sinon je n'aurais pas adoré le livre. J'ai aimé le tournant de l'histoire lorsqu'ils arrivent enfin à trouver ce qu'ils cherchent (punaise c'est dur de parler d'un livre sans spoiler!). Ca se mélange un peu entre réalité et magie tribale. C'est très séduisant, encore une fois exotique et ça m'a beaucoup charmé. J'ai lu très peu de livres se passant dans cette région, et je pense que l'intrigue bien menée a contribué à me faire aimer l'ambiance à la fois lourde et pleine de suspens. 

En résumé (si vous avez eu la flemme de lire ce qui est écrit plus haut) : c'est un livre à dévorer pour les amateurs d'actions, de retournements de situations et de danger omniprésent. Il tient plus de l'aventure d'Indiana Jones que du thriller, mais on passe un excellent moment ! 

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01 août 2016

Amelia Peabody T1 : Un crocodile sur un banc de sable

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Résumé 

Sur la pente en contrebas se tenait la Chose sans Nom, immobile et livide à la clarté des étoiles. La pleine lune projetait sur elle une lumière sans ombre. Il n'y avait pas à s'y tromper : c'était bien elle. Je discernai presque le motif des bandelettes qui enserraient sa poitrine. Sa tête, informe, était enveloppée d'une sorte de linceul. La vue seule de ce monstre au repos avait de quoi faire frissonner mais lorsqu'il se retourna sans hâte, inexorablement, j'eus le plus grand mal à dompter ma terreur. C'était comme une créature marine sans regard et sans yeux, surgie du fond de l'abîme et qui cherchait sa proie.
L'indomptable Amelia Peabody, qui fait ici ses premiers pas sur la Terre des Dieux, se laissera-t-elle abuser par les facéties d'une momie somnambule ? Saura-t-elle soustraire sa protégée aux entreprises d'un chasseur de dot cynique et langoureux ? Parviendra-t-elle à déjouer les roueries des indigènes ou à surmonter les mirages des sables et à dissiper les mystères qui jalonnent sa route, en digne émule de Sherlock Holmes et d'Indiana Jones ?

Impressions 

Comme dit l'adage, mieux vaut tard que jamais ! En effet, ce livre dormait dans ma PAL depuis bientôt ... 6 ans. Comme je le dis souvent, j'ai des "passes". Un coup je vais lire des thrillers, un coup de la chick lit ... et là, c'est le genre policier égyptien qui m'a attirée. Ce que j'adore avec ma PAL de 278 livres beaucoup de livres, c'est qu'il y en a pour tous les goûts et je n'ai qu'à piocher au gré de mes envies. Après m'être fait l'intégrale des films "La momie", regardé "Secrets d'histoire Toutankhamon" et "Secrets d'histoire Cléopâtre", j'ai eu besoin de retrouver cet univers dans la lecture.

Le tome 1 d'Amelia Peabody s'est donc retrouvé entre mes mains, et j'ai passé un excellent moment. Cette héroïne, à la langue aussi acérée que son intelligence, fait passer de belles heures de lecture avec le sourire. Elle a un côté Evy O'Connell (dans le film "La momie") mélangé à Miss Silver. Dans un sens, elle m'a énormément fait penser à une héroïne que j'adore, Alexia Tarabotti (pour ceux qui ne connaissent pas, je vous encourage à lire cette excellente série de Steampunk de Gail Carriger). Peu importe qu'une momie vienne terroriser le campement d'archéologie dans lequel elle se trouve, Amelia retrousse robe et jupons, s'empare d'une ombrelle et pourchasse les méchants, tout en n'oubliant pas de se lancer dans un concours de dispute avec Radcliff Emerson, un archéologue aux idées assez modernes. 

La lecture est fluide et la plume est addictive par son côté "vieux jeu". Les phrases sont parfois un peu alambiquées, mais personnellement j'adore ce style du début du XXème siècle, parfaitement rendu par l'auteur (qui écrit cette série entre les années 1970 et 1990). On y retrouve néanmoins quelques gros monologues qui font la signature de ce style, le personnage qui déblatère tout son passé au lieu de le faire découvrir page après page ... mais c'est le jeu! Côté décor, on est en plein dans le désert égyptien, si bien décrit qu'on croit sentir la poussière, la chaleur et les relents charriés par une hygiène peu suivie. Les pyramides se dessinent parfaitement devant nos yeux, et le rythme soutenu implique qu'on vit les découvertes au même titre que les personnages. Quant à l'atmosphère, elle est délicieusement victorienne, avec ses codes, ses implications et ses barrières... que brise admirablement Amelia. 

Que dire des personnages ? Ils sont parfois un peu caricaturaux (Walter, le jeune amoureux, Lucas en homme vil et sournois), mais quelques sous-intrigues viennent émailler le récit. Ainsi, Evelyn peut paraitre bien potiche au regard de la vie actuelle, mais c'est un camaïeu de sentiments qui la traversent, faisant d'elle un personnage presque central. Je l'ai beaucoup aimé, aussi bien dans ses évanouissements que dans la honte de son secret (bien vite dévoilé mais qui reste le fil rouge du livre ... et au final l'intrigue en elle-même). Tout se rejoint dans une fin à la hauteur du livre : les secrets sont dévoilés, les méchants punis, les complots déjoués et les histoires d'amour récompensées. Du bon sentiment, mais rehaussé par les frasques et le caractère absolument hilarant d'Amelia. Quand à Radcliff, j'ai vu en lui un Lord Macon (toujours cf Gail Carriger et sa série Alexia Tarabotti), prompt à dégainer les insultes et imprécations (occasionnant des scènes assez cocasses), mais au  final très attachant. 

Petit bijou du roman policier historique, ce premier tome séduit par sa plume rythmée, son héroïne inébranlable et ses personnages hauts en couleurs. L'intrigue ravit les amateurs du genre, oscillant entre superstitions et aventure. Le lecteur se retrouve plongé dans l'Egypte anglaise du début du XXème siècle, avec ses découvertes archéologiques et son atmosphère inimitable. Un régal ! 

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25 juillet 2016

La découverte du mois : J.R Dos Santos

Dans ma PAL trainait un livre que j'avais entamé, puis reposé (ça m'arrive lorsque je n'arrive pas à rentrer dans le récit). J'ai depuis longtemps abandonné l'idée de comprendre mes passes de lecture, tantôt je dévore des thrillers, tantôt de la chick lit, tantôt je suis plus intrigues ésotériques ou encore romans historiques... 

Bref, à force de croiser ce livre dans les librairies, de me dire "ah oui, il est dans ma PAL, je vais peut-être le li...oh, un autre titre super", j'ai fini par le sortir, de virer le marque-page qui moisissait entre les pages et de reprendre à zéro. Ce livre, c'était "La formule de Dieu", de J.R Dos Santos. 

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Déjà, la couverture me tentait bien, car Albert Einstein a quand même une bouille sympathique. C'est l'archétype du papy, avec le regard doux de l'épagneul breton et la moustache qui pique. Quand au résumé, je suis loin d'être calée en astrophysique, mais ça ne doit pas être bien sorcier. Emportée dans mon élan, toute frétillante, j'ai ré-entamé la lecture de ce livre. 

Aouch. Comment dire? Ce livre a eu le mérite de me faire connaître des sommets de sentiments mitigés. Si on écoute mon avis, je n'ai pas aimé. Le personnage est ultra-niais, pose des dizaines de questions qui, au final, ne sont pas trop utiles, la trame de l'intrigue est presque inexistante, bref, si j'étais méchante, je dirais que ce livre est une vaste fumisterie. Mais je ne le suis pas, et je me contenterais de dire que j'ai ramé. Du genre ça : 

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Mais je me suis accrochée. J'ai râlé interieurement, parce que sincèrement, c'est pas possible : les personnages s'écoutent TROP parler. Un peu comme si en demandant innocemment à tata Jeanette "dis, comment tu l'as rencontré, tonton Achille?", elle te déballe l'histoire familiale au grand complet et en plus te fait une dissertation sur l'attirance physique et la construction du boulevard de Strasbourg car c'est là qu'il l'a heurté par mégarde en bicyclette parce qu'un pavé était descellé.  

Genre les explications demandent de suivre à la lettre près le déroulé parce que si tu loupes juste un mot, tu es obligé de tout recommencer depuis le début parce que tu ne comprends plus rien.

Genre les explications font souvent 10 P*TAIN DE PAGES ! 

Genre on s'en fout 

Genre tu menaces le personnages principal de le pendre par les narines en le fouettant avec des orties à chaque fois qu'il ouvre la bouche pour poser une question... parce que tu sais que tu es reparti pour dix autres pages de blabla. 

Bref, ce livre est juste fait pour étaler sa science. Tu en ressors lessivé parce que 1) tu as compris que tu étais un imbécile fini 2) au final tu ne te souviens même plus de l'intrigue 3)ton cerveau a fait quatre tours sur lui-même. 

C'est lourd. 

 

Alors comme je suis un peu maso sur les bords, j'ai lu un deuxième volume : 

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Bon, ici, l'intrigue m'a mieux plu, parce que les machins un peu ésotériques, c'est ma tasse de thé. 

Mais ...

J'ai eu envie de gifler le personnage principal. Impossible de trouver autant de suffisance et de hauteur ailleurs. Le mec passe son temps à démonter les visions des autres en affichant un petit sourire que j'imaginais bien narquois (bien que l'auteur veuille le faire passer pour un gentil). Pendant TOUT le livre, il expose un avis certes très intéressant sur un aspect de la religion, mais tourné de manière tellement maladroite : on repart encore pour des dizaines de pages d'explication. Et sans arrêt, j'ai eu l'impression de voir la même scène sous mes yeux : la policière expose son point de vue, T. sourit et démonte tout. Elle est sur le point d'exploser, essaye de contrer, et il lui redémonte tout. 

J'ai envie de dire : c'est quoi l'intérêt de le tourner ainsi ? 

Si je voulais lire un livre de rhétorique, j'aurais choisi ce livre. Mais zut, moi je voulais lire un bon bouquin pour me détendre, avoir une chouette intrigue et passer un bon moment. Pas me casser la tête toutes les deux pages pour voir un dialogue interminable et des scènes qui se ressemblent. 

Encore une fois, étalage de connaissances de manière suffisante. Et ce personnage ... à secouer comme un prunier ! 

 

Afin de nuancer un peu ce déluge de râleries, je tiens à préciser que les connaissances évoquées sont néanmoins absolument passionnantes. Je veux dire, quand on prend le temps de décortiquer un peu les explications, on découvre des aspects certes un peu techniques mais qui nous font dire "ah ouais, pas bête!". Du coup, c'est vraiment dommage que ce ne soit pas tourné différemment, car je pense que l'auteur tient des pépites dans ses mains. 

 

Tout ça pour conclure quoi ? Je me suis couchée moins bête même si j'ai oublié les 3/4 des infos. Tomàs fait grincer des dents. J'ai lu les deux autres ouvrages de l'auteur : la suite de la formule de Dieu : même accabit ; une histoire sur Christophe Colomb, qui fait moins étalage de connaissances mais qui ne m'a pas emballée plus que ça. 

Découverte plus que mitigée, mais au moins j'ai essayé en lisant les 4 ouvrages ! 

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06 juillet 2016

Holidays, oh holidays

Holidays, oh holidays 

 

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Ca faisait un petit moment que je n'étais pas passée par là. Par manque de temps, par manque d'envie, par fatigue... Contrairement à mes jeunes années (sic) j'ai décidé de blogger au gré de mon envie. 

Aujourd'hui, j'entame officiellement mon premier jour de grandes vacances. A la fois attendu et regretté. L'année écoulée a été un mélange de joie, de déceptions, de galères et de merveilles. 

Bien entendu, j'ai lu, mais avec un rythme très inégal. Avec le boulot, j'étais capable de passer des jours sans ouvrir un livre, puis pendant les vacances, d'enfiler 5 livres à la suite sans prendre ma respiration. Au fur et à mesure que l'année avançait, j'ai retrouvé le bonheur de grapiller à droite et à gauche des petits moments de "marathon lecture", ces moments où je m'enferme dans ma bulle et où je termine un livre de poche en 3h. J'ai découvert également des auteurs que j'ai adoré : Lisa Gardner, grâce à mon amie Stephy, James Rollins, Viveca Sten, Luis Miguel Rocha, Peter May ... ça ne va pas faire du bien à ma PAL...

J'ai travaillé, énormément. Cette première année en tant que professeur des écoles a été un gros tourbillon d'excitation, de peurs, de motivation, d'angoisses, d'émerveillement ... j'ai littéralement vécu, mangé, bu, dormi en tant que prof au point d'en saouler mon entourage et Chéri. Chéri qui a merveilleusement géré cette année en m'épaulant d'une manière impressionnante, qui s'est tapé les crises de larmes, les crises de rire, les aventures de ma classe, les "Tu sais pas ce que *** a fait aujourd'hui ?!" à peine rentré, les soirées découpage, les soirées où j'étais le nez dans l'ordi à préparer mes cours, les sorties en amoureux ponctuées de "attends je vais regarder ça pour ma classe" ... Bref il a vécu aussi avec 25 gamins à la maison par mon intermédiaire. Avec patience, bienveillance et fermeté, il m'a aidé à traverser cette année (je vous ai déjà dit à quel point il est merveilleux?)

L'année qui vient de s'écouler a été poncutée par toute sortes de sentiments, des bons, des mauvais. Des déceptions, des trahisons, des moments qui m'ont fait me remettre en question, qui m'ont angoissé, qui m'ont fait me demander si je n'étais pas qu'une bonne poire qu'on appelle juste lorsqu'il y a besoin, des gens qui distillent leur venin, des séparations qui rendent tristes, des décès, des maladies sérieuses, des soucis familiaux, des soucis d'argent, des inquiétudes.

Mais je préfère jeter ces moments pour garder les meilleurs : les fous rires, les soirées entre amis, les confidences, les pâtisseries faites à tour de bras, mon anniversaire surprise entourée de tous ceux qui comptent pour moi, les fêtes de fin d'année qui ont été géniales, les balades en amoureux, les petits plaisirs de la vie, les challenges professionnels et personnels. 

Je me suis séparée de Facebook, Snapchat, je prends du large avec les réseaux sociaux. Ce sont eux qui font le plus de mal. Je trie les informations que je transmets, j'ai pris du plomb dans la cervelle (à mon propre détriment, mais il faut se prendre des coups de couteau pour comprendre parfois). Je pars du principe que les sms, c'est chouette, et que si les gens veulent des nouvelles (et vice versa), le portable fonctionne très bien. J'ai revu mes amis à la grosse baisse, je n'accorde plus ma confiance. Cela peut paraitre cynique mais au moins ça fait du bien.

J'ai appris à avoir un peu plus de patience, aussi. A prendre les choses avec philosophie. A ne plus me rendre malade pour des choses futiles et à trouver un avantage à toute situation (des fois ça ne marche pas mais ça ne coûte rien d'essayer). Je me sens un peu plus posée et un peu plus centrée sur moi, j'ai appris à avoir des moments égoïstes, à faire passer mon plaisir avant et à ne plus faire en fonction des autres. Ca fait un bien fou. 

En somme, cette année m'a énormément fait gagner quelque chose que je n'arrive pas à nommer. Peut-être de la maturité (il serait temps) ou la capacité à relativiser. Toujours est-il que je continue mon bonhomme de chemin en me concentrant sur ce qui me fait du bien et en écartant ce qui me fait du mal. Ca ne marche pas à chaque fois, ça prend du temps. J'essaye de prendre la vie du bon côté, en me calquant un peu sur Chéri qui est un concentré de pragmatisme, de diplomatie et de patience. Je garde néanmoins mon impulsivité et le côté fonceur. Et surtout, j'apprends de mes erreurs. Sans cesse. 

 

 

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23 avril 2016

Le mort aux quatre tombeaux

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Résumé

Un pari lors d'une soirée trop alcoolisée amène Enzo MacLeod, ancien légiste de la police écossaise établi en France, à entreprendre une enquête autour de la mystérieuse disparition de Jacques Gaillard, ancien conseiller du Premier ministre devenu star de la télévision et dont on n'a plus aucune trace depuis le mois d'août 1996. Cette affaire énigmatique va le conduire de surprise en coup de théâtre d'un bout à l'autre de la France, dans un macabre jeu de piste imaginé par des esprits aussi brillants que machiavéliques.

Impressions

J'ai découvert Peter May avec sa trilogie écossaise, qui m'a plu. Je n'ai pas encore testé ses enquêtes chinoises (allez savoir pourquoi, les intrigues concernant ce pays me laissent parfaitement indifférente) mais quand je suis tombée sur le premier opus des aventures d'Enzo, je n'ai pas hésité : il me le fallait. J'ai mis un peu de temps à le lire, car avec la rentrée qui fut très speed, le futur marathon des onze semaines à préparer, j'ai à peine pu me poser dans le jardin pour lire au soleil. Mais je ressors ravie de cette lecture. 

Enzo McLeod est un personnage sympathique à suivre. Il a un côté un peu brute de décoffrage, ce qui amène à des situations compliquées (pour lui). Tenace, il suit son idée comme un limier suit sa proie, et rien, vraiment rien ne peut le faire lâcher prise. Au final, son passé de légiste lui a peu servi, c'est peut-être un des points que j'aurais aimé voir se développer dans ce roman. Au fil des pages, il est aidé par son entourage dans sa quête de vérité : Raffin, le journaliste qui lui donne un sacré coup de main, Charlotte, une psy au passé un peu trouble, Nathalie, une étudiante qui est très amusante dans sa façon d'être. La famille d'Enzo est également très présente, surtout sa fille Sophie et son petit ami Bertrand. Ces derniers donnent une dimension humaine à notre héros, évitant à la fois à Enzo et au lecteur de trop s'engluer dans l'enquête. Enzo nous fait découvrir à travers eux des facettes qui n'auraient pas été possibles d'explorer si l'auteur s'en était strictement tenu à la résolution d'un mystère : il est à la fois protecteur, hargneux, farouche, méfiant, repentant ... l'ensemble de ces personnages permettent de composer une palette d'émotions assez intéressantes, loin du stéréotype de l'enquêteur sans peur et sans reproche ou au contraire hanté par des démons. Enzo se rapproche du commun des mortels, et ça fait du bien. 

L'enquête en elle-même est parfois un peu ardue à suivre. J'ai sourit en pensant à la logique vraiment tirée par les cheveux de certaines scènes, il faut être bien attentif pour le pas perdre le fil des déductions. Mais paradoxalement, l'ensemble est facile à suivre, et s'apparente à un jeu de piste haletant qui renvoie sans cesse à une nouvelle découverte. Le fait qu'Enzo chane de "compagnons de route" fréquemment amène aussi de la nouveauté, et évite un côté répétitif qui aurait pu se développer au fil des pages. Concernant la plume de l'auteur, j'ai parfaitement adhéré, de même qu'au rythme soutenu de l'enquête, qui s'apparente au genre policier plutôt qu'au genre thriller. En effet, il y a peu de suspens haletant, plutôt un mystère qui se résoud sur la durée. J'ai trouvé l'idée globale originale et traitée avec beaucoup de talent. Sans compter qu'il nous fait voyager dans des villes que je ne connais pas bien : Cahors, Auxerre ... et cela m'a du coup donné envie de les visiter. Le final reste dans la logique du roman, sans déception pour ma part, avec une révélation satisfaisante. Elle promet également d'autres tomes, qu'il me tarde de découvrir (le prochain sort le 4 Mai, il est d'ors et déjà commandé !) 

Ce livre est un bon moment de détente, à savourer au soleil maintenant que les beaux jours reviennent !

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